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Arcachon, plus vraie que nature…

17 septembre 2008 2 commentaires

Second Life est le parfait reflet 3D du World Wide Web : et en tant que tel, on peut y trouver le pire comme le meilleur. Dans la deuxième catégorie, l’île d’Arcachon (219, 80, 28) s’impose comme un pur chef d’œuvre ! Entièrement monté -en bénévolat- par des passionnés, ce projet créatif à vocation culturelle et éducative a pour but de représenter une certaine image de ce sud-ouest convivial de la France, dans le monde virtuel créé par Linden Lab.
Comme son nom l’indique, la SIM met plutôt en valeur la baie d’Arcachon, avec ses parcs à  huîtres, son port ostréicole directement inspiré de celui -plein de charme- du véritable village de Gujan-Mestras, sa cabane tchanquée au milieu du bassin, son phare du Cap Ferret (reproduit à l’identique). Et puis le traditionnel carrelet, les bateaux, les parasols bleus et blancs sur la plage, les bancs d’algues, la grande dune de Pyla, et enfin la réserve ornithologique du Teich, avec ses faunes et flores assez crédibles ; le tout à l’échelle SL, bien entendu, car comme le disent si bien Cathychou Boa, Eve Kazan, et Tupper Weir, trois résidents de l’île : « on ne peut pas tout mettre ! Mais quelque part, c’est un peu un petit Arcachon éternel (avec une petite pointe de nostalgie, au niveau architectural et ambiance, surtout), tel qu’on voudrait qu’il soit, et qu’il reste.»
Aussi, connaisseurs ou puristes, ne soyez pas trop désolés si vous n’y retrouvez pas les sables mouvants du Ferret, le flux et reflux des marées, les bandes de dauphins tursiops, ou même le fameux banc d’Arguin… Ou encore les vieux bunkers ensablés, la pollution, le tourisme à outrance, etc.

Un sud-ouest immortel

Mais l’île virtuelle d’Arcachon, ce n’est pas uniquement le bassin… On peut y découvrir tout un tas d’autres petites choses purement traditionnelles, comme un lavoir à l’ancienne, un moulin à eau, une maison landaise en torchis de la haute lande (comme on peut en voir dans la RL aux alentours de Marqueze), un marché campagnard, un cloître, une scierie, la chapelle Notre Dame du Rugby, un camping municipal, une palombière, des arènes (?), et puis surtout un chai à vin et des vignes, adossées au mur de Saint Emilion ; car dans le sud-ouest, on sait vivre !
Ce qui frappe essentiellement, au premier coup d’oeil, c’est le réalisme bluffant des textures, la qualité du travail de construction, l’humour (que le véritable observateur aura tôt fait de déceler, ça et là) avec lequel tout ceci est agencé, et surtout la grande tranquillité qui règne sur l’île. « Il y a à peu près une soixantaine de personnes, toutes nationalités confondues, qui composent notre groupe. Nous avons des graphistes, des scripteurs, des urbanistes, des informaticiens… Donc nous n’avons pas trop de mal à trouver des compétences pour le texturing, le building, ou le terraforming », explique Cathychou Boa, l’une des propriétaire de l’île. « Nous disposons aussi d’une sandbox dans laquelle tout un chacun peut venir s’entraîner à construire des choses, en utilisant nos textures, que nous laissons gratuitement à disposition de qui en aura l’utilité ». Car l’île d’Arcachon veut aussi faire valoir ses valeurs bien ancrées d’entraide, d’apprentissages mutuels et de solidarité.

Des origines à l’avenir

Au départ, en mars 2007, Arcachon n’était qu’une petite parcelle de 1000 m², sur la SIM américaine tropicale Avatea. Un terrain parmi tant d’autres, plus ou moins insignifiants. « Cathychou avait une case au fond de son jardin, dans laquelle elle accueillait les SDF (avatars sans maisons). Et puis petit à petit, elle est arrivée à louer tous les terrains », explique Eve Kazan, par ailleurs élue « miss Arcachon » par ses concitoyens virtuels. Mais « le trip » Arcachon a vraiment débuté par la conception du ponton, auquel on a vite ajouté la maison sur pilotis, et ainsi de suite. Et Tupper Weir de renchérir : « On s’est rendus compte que ce serait plus économique d’acheter une SIM, alors nous avons créé une association Loi 1901, et une demande a été faite directement auprès de Linden Lab, afin de pouvoir obtenir une SIM au tarif éducation et culture ». Mission accomplie, et depuis avril 2008, c’est une affaire qui roule…
Mais le groupe ne compte pas s’arrêter là : « Nous voulons développer l’aspect informatif et culturel de l’île : organiser des soirées, des concerts et des débats, afin de rendre le lieu encore plus vivant », annonce Eve Kazan. « Nous avons d’autres idées de constructions, comme une jetée, une auberge… Nous allons encore permuter certains édifices. Et puis il reste des choses à finir, notamment les textures et animations de la scierie », termine Tupper Weir, rappelant au passage qu’il n’y a pas de hiérarchie sur Arcachon. Tout s’y décide collégialement, généralement par petites touches, sans se prendre la tête et dans la bonne humeur. Tant-il est vrai que le but de cette île virtuelle, finalement, c’est de passer un bon moment ensemble !

EHB

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2 commentaires »

  • Formentera Voom dit :

    Salut,

    voilà un bel article qui dépeint et illustre parfaitement le travail entrepris par l’équipe d’Arcachon.
    Je connais Arcachon depuis ..Avatea et dejà c’était une communauté fourmillante et créative qui, comme ces colonies de fourmis (et cigales) poursuivaient leut but commun en construisant et s’amusant.
    Depuis cette année Arcachon a changé, s’est affiné agrandi diversifié devenu un lieu de visites au charme fou!
    J’y retourne de suite il y a des coins que je dois découvrir; merci les Arcachonais!

  • artemisia mathy dit :

    Oui arcachon est vraiment un tres bel endroit quirespire la tranquillité la joie de vivre et aussi un haut niveau paysager
    bravo pour la realisation et l’atmosphere sereine qui se degage de arcachon on seconf life

    artemisia

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