Territoire Digital» Littérature http://www.territoire-digital.com à la découverte des territoires du web. Wed, 09 Sep 2009 17:10:58 +0000 http://wordpress.org/?v=2.8.4 en hourly 1 “La planète des petits princes”, c'est aussi la nôtre… http://www.territoire-digital.com/2009/04/%e2%80%9cla-planete-des-petits-princes%e2%80%9d-cest-aussi-la-notre/ http://www.territoire-digital.com/2009/04/%e2%80%9cla-planete-des-petits-princes%e2%80%9d-cest-aussi-la-notre/#comments Fri, 17 Apr 2009 13:08:58 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=1546 La planète des petits princes, avec Mariaka NishiTournicoton (Kuai Hele) vient d’inaugurer une toute nouvelle exposition transdisciplinaire, déambulatoire et permanente intitulée La Planète des Petits Princes. Si l’on doit l’idée originale à la prolifique Mariaka Nishi (aka Anne Astier), l’artiste s’est une nouvelle fois entourée d’un pléthore de partenaires pour la réalisation de cette oeuvre multi-facettes. Parmi lesquels on retrouve Naastik Rau, Frao Ra, Sacremeustache Beerbaum, Coulaut Menges, Joan Horsforth, Typote Beck, Léonie Becuwe, Philippe Kodekko, Hoshiko Naidoo, Anathaniel Gausman, et Jean-Marie Legros, qui apparaissent à divers niveaux de participation : photographie, dessins, musique, son (une introduction textuelle de l’écrivain Satprem, diffusée en boucle, permet de se mettre dans l’ambiance), build, conseils et inspiration.

Un hymne -plein d’espoir- à l’humanité.

Un peu psychédélique par endroits, comme ici, dans cette immense bulle arc-en-ciel“Le concept est toujours sur le principe d’un cheminement dans une exposition (à ressentir dans sa forme énergétique) qui délivre au passage de petites graines, de petites touches, pour assembler un puzzle qui devient cohérent dans son ensemble”, explique l’initiatrice. “Et le thème de l’exposition est l’humanité et notre planète d’accueil. Je voulais restituer, accompagner un peu et sans démonstration toute faite cette évolution de nous même, et de la société que nous construisons. En fait, tout converge pour amener doucement le promeneur vers un endroit de lui même, et vers son avenir!”
Pour Mariaka et ses compagnons, “La planète des petits princes” -truffée de symboles et d’analogies discrètes au chef d’oeuvre d’Antoine de Saint Exupéry (qui invitait le lecteur à retrouver l’enfant qui vit en soi)- c’est une manière poétique de restaurer la force et la beauté sur la terre, de reprendre une conscience d’amour…

La balle est dans votre camp…

Une exposition pour reprendre conscience de notre humanité, de la chance que nous avons d'être des hommes vivant sur une planète qui nous donne le meilleur d'elle même.Mariaka avait commencé à réfléchir à cette oeuvre commune avec une première équipe un an auparavant. Et puis pour x raisons, le projet n’a pu  aboutir, et fut ajourné. “Je pensais même la dissoudre, et c’est au moment où je me suis décidée à la vider de mon inventaire que je l’ai revue, et qu’elle m’est apparue!”
Alors, entourée d’une nouvelle équipe, le projet artistique -qui oscille entre naturalisme, suréalisme symbolique et psychédélisme- a pu arriver à maturité, pour enfin éclore. On y retrouve tout ce qui fait la force de l’humanité, sa richesse, sa diversité, sa créativité, et les merveilles terrestres qui font que tout ceci pourrait s’accomplir en parfaite harmonie symbiotique, si seulement on en prenait conscience…
L’exposition semble vouloir nous mettre face à nous même, et nous demander : “alors, quelle route allez vous prendre, maintenant que vous savez?” Bonne question, en vérité… Et vous, quel sera votre choix?

EHB

]]>
http://www.territoire-digital.com/2009/04/%e2%80%9cla-planete-des-petits-princes%e2%80%9d-cest-aussi-la-notre/feed/ 0
YannMinh Mcdowwll, prince de la cyberculture in SL http://www.territoire-digital.com/2009/01/yannminh-mcdowwll-le-prince-de-la-cyberculture-in-sl/ http://www.territoire-digital.com/2009/01/yannminh-mcdowwll-le-prince-de-la-cyberculture-in-sl/#comments Mon, 05 Jan 2009 17:20:24 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=1042 Petite visite du NooPark, avec son propriétaire YannMinh Mcdwwll.Yann Minh (YannMinh Mcdowwll in SL) est un artiste cyberpunk polyvalent qui œuvre aussi bien dans lla vidéo, l’image de synthèse, l’infographie, ou même l’écriture (il se définit lui-même comme artiste multimédia et Noonaute). Il était normal qu’il ait lui aussi son extension digitale sur Second Life. Son île, le Noopark (Aogashima 203/111/25) est un véritable musée constitué de nombreuses galeries consacrées à la cyberculture, à la science fiction, à l’érotisme et au fantastique sous toutes ses formes… Un des lieux les plu hétéroclites -en matière d’arts graphiques- à visiter dans l’univers virtuel créé par Linden Lab. Velasquez en 3D, une illustration de la préhistoire de l'art cyberpunk, selon YannMinh Mcdowwll. « Le Noopark est le transfert noosphérique sur SL, de mon musée virtuel en 3D temps réel, appelé le Noomuseum. Celui-ci a d’abord été construit dans un autre cyberespace : le FPS  Unreal Tournament, datant de l’année 2004. Il est dédié à la préhistoire de la cyberculture, et aux crypto-métaphores sexuelles en art et au cinéma… », explique celui qui n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il est l’un des précurseurs de la cyberculture en France. Il a par exemple exposé une installation vidéo multimédia immersive en 1983 au musée d’art moderne du centre Beaubourg à Paris qui anticipait Matrix et  second life :  « le scénario de Media 000 réalisé en 1982 est l’histoire d’une jeune femme qui vie dans un monde onirique réaliste généré par un ordinateur, et qui refuse de sortir de cet univers au risque d’y perdre la vie. »
Yann Minh se compose des looks très appropriés...Entre autres créations sur SL, sa reconstitution en 3D du tableau de Velasquez « les menines » est absolument bluffante. « Ce tableau est emblématique du diorama de ma conférence sur le thème de  la préhistoire de la cyberculture. Le fameux ‘truc du miroir’ donne à cette peinture une dimension immersive. Un peu comme dans les jeux video, ou les MMORPG du type de Second Life. Le miroir reflète la toile posée devant Velasquez : c’est à dire un portrait du roi et de la reine d’Espagne. Ce qui veut dire que NOUS sommes le roi et la reine d’Espagne ! Et c’est pour cette raison qu’on peut considérer que ce tableau est un jeu d’immersion virtuelle avant l’heure », analyse t-il, intarissable sur le sujet.

Là où le cyberpunk fait son show

Une des magnifiques infographies d'Eric Wenger, exposée dans le NooParkMais toutes les œuvres exposées dans le Noopark ne sont pas de lui. Yann Minh a toutefois choisi d’exposer des artistes dont le travail colle avec son concept. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y en a une sacrée kyrielle ! On y trouve Eric Wenger, par exemple, créateur d’images de synthèses, et concepteur du moteur de BRYCE, un célèbre logiciel de création de paysages virtuels. Eric qui a créé aussi le logiciel Metasynth, utilisé entre autre par les sound designers de Matrix, utilise Second Life comme d’un instrument de musique pour faire des concerts en RL exploitant les spectaculaires capacités de spacialisation du son de SL.
L'attaque des Morts Vivants, revu et corrigé version interactive dans le NooParkUn autre endroit de l’île est consacré au projet « Traverses, le livre voyageur », que nous avons évoqué dans nos colonnes en fin d’année dernière, et qui représente une autre facette de la cyberculture, en quelque sorte…
Les dessinateurs Jean Yves Kervevan, Rachid Guendouze, et Luh, ou encore les illustrateurs Eikasia, Alain Brion, Bastien L, Martine Fassier, et Jean-Marie vives (auteur des mate-paintings des films Alien IV et la cité des enfants perdus) y ont aussi pignon sur rue… Manchu, célèbre auteur de couvertures de livres de Science Fiction est aussi du voyage, avec sa galerie attitrée, tout comme de nombreux autres auteurs.
L'univers glauquissime de Bastien L., avec ces très belles infographies cybertrash.« Au nord ouest du Noopark se trouve le NooBar. Un endroit pour chater, se poser, rencontrer d’autres avatars. Cette partie de l’ile est tenue par la photographe RL & SL Willow Ahn ». C’est un endroit où elle organise ses expositions d’art temporaires, comme elle le faisait auparavant, sur son île Alchimie, qu’elle a dû fermer suite à l’augmentation des tarifs de Linden Lab.
Le petit plus du Noopark ? Un espace jeux de rôles dans lequel les avatars sont confrontés à l’attaque d’une horde de zombies particulièrement agressifs. Bref, il faudrait des jours et des jours pour parcourir toute l’île, et en percer tous ses secrets, dont certains sont réservés à un public plutôt averti… Mais il vaut mieux être équipé d’une bonne carte graphique !

EHB.

]]>
http://www.territoire-digital.com/2009/01/yannminh-mcdowwll-le-prince-de-la-cyberculture-in-sl/feed/ 3
« L’encyclopédie des Elfes », bientôt sur Second Life http://www.territoire-digital.com/2008/11/%c2%ab-l%e2%80%99encyclopedie-des-elfes-%c2%bb-bientot-sur-second-life/ http://www.territoire-digital.com/2008/11/%c2%ab-l%e2%80%99encyclopedie-des-elfes-%c2%bb-bientot-sur-second-life/#comments Mon, 24 Nov 2008 12:17:09 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=881 Le linguiste et traducteur d’origine lithuano-polonaise Edouard Kloczko est aussi  « tolkienologue », auteur de quatre ouvrages* en rapport avec l’auteur du célébrissime « Seigneur des anneaux ». Son petit dernier vient de sortir en librairie, et s’appelle « L’Encyclopédie des Elfes » (ed. Le Pré aux Clercs).
Être « Tolkienologue », qu’est-ce que ça signifie ? « Que je suis spécialiste de l’auteur JRR Tolkien. Je l’étudie, comme d’autres sont spécialistes de Balzac ou Victor Hugo ». « L’encyclopédie des Elfes » est un livre ethnographique illustré (par Sandrine Gestin, Thierry Cardinet, et Ted Nasmith), un peu comme ceux de la collection « la vie privée des hommes » chez Hachette, qui ont fait le bonheur de nos 12 ans, mais axé sur le monde imaginaire des Elfes de Tolkien. L’auteur, qui connaît bien ce petit monde depuis 1979, y aborde donc les aspects religieux, linguistiques et coutumes de ce peuple Elfique, sans aucun rapport avec les « fées » ou autres « elfes » du folklore.

Des Elfes pas si folkloriques

« Dans ce monde complexe qu’il a créé, Tolkien a fabriqué une race de toute pièce, et lui a donné un nom ancien : Elf (en anglais), Elfe en français. Et à cause de ce nom « Elfes », on pense souvent que les Elfes de Tolkien sont « gentils » ou « magiciens » ». Selon leur créateur, ces elfes sont en fait notre race sœur. Ils sont toujours là, mais sont devenus invisibles. C’est juste que leurs âmes ont fini par consumer leurs corps. Pourtant, certains peuvent les entrevoir parfois, de façon fugace… Enfin, c’est ce que l’imaginaire de Tolkien explique… « L’auteur de Bilbo le Hobbit a aussi imaginé une théologie, et le rapport entre l’âme et le corps. En fait, il a essayé de « reproduire » la complexité du monde réel ». Car il faut savoir que son roman (« Le Seigneur des Anneaux », connu du grand public) n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que Tolkien a écrit de nombreuses choses beaucoup plus techniques, comme des dictionnaires, ou des grammaires de ces langues imaginaires… Mais pour bien apprécier « l’Encyclopédie des Elfes » à se juste valeur, Edouard conseille tout de même à ses lecteurs d’avoir au moins lu le best seller en question !

Présentation sur SL

Edouard Kloczko connaît bien Second Life, qu’il fréquente depuis plus d’un an. Lorsqu’il y a créé son compte, il a eu la chance de pouvoir tomber sur un nom assez similaire au sien : son avatar s’appelle donc Edward Klossovsky ! Et d’assumer : « Je ne fais pas de séparation entre ma vie réelle et ma vie virtuelle », car effectivement, il est important de savoir garder les pieds sur terre…
Naturellement, outre le circuit habituel de promotion du livre, Edouard sera aussi l’invité de la Bibliothèque francophone dans Second Life, avec laquelle il a l’intention d’organiser une rencontre avec le public, au cours de laquelle il présentera son « Encyclopédie des Elfes ». « La date reste à définir, mais j’y distribuerai un petit document pdf avec des extraits du livre ». Edouard sera aussi très probablement présent sur l’île Takahara, qui abrite le musée de son ami YannMinh McDowwll. « Pour le moment, il n’y a rien en rapport avec mon livre sur sa Sim, mais cela se fera d’ici quelques semaines ». Ça risque fort de grouiller d’avatars elfiques, le jour J !

L’adaptation de Jackson peu appréciée

La question subsidiaire qui brûle les lèvres : qu’est-ce qu’un spécialiste de John Ronald Reuel Tolkien a bien pu penser de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson ? La réponse ne se fait pas attendre, et est plutôt sans appel : « Je n’ai pas du tout aimé. C’est à mon avis une bien piètre adaptation, sans souffle. Un peu comme un gros gâteau bien lourd, et bien long. C’est aussi très inégal : il y a de bons moments, que côtoient des passages très médiocres. Mais le pire, c’est la musique !
Dans le genre monde fantastique, imaginaire mais très réaliste aussi, je préfère largement l’univers développé par Hayao Miyazaki. Le voyage Chihiro, par exemple,  est un pur chef d’œuvre ! Les trois films de Peter Jackson n’ont aucune grâce, ce sont des adaptations pesantes à l’humour gras. Le premier épisode ça passe encore, mais le second est vraiment ennuyeux. Et le 3ième fait trop de changements (dans le fond et la forme) par rapport à l’œuvre originale ! Mais bon, ce n’est pas à proprement parler un échec, dans le sens ou le public l’a plébiscité. Je parlerai plutôt d’échec esthétique et artistique. »

EHB.

* dont un dictionnaire des langues elfiques (paru en 1995), un dictionnaire des langues des Hobbits, et des Nains, des Orques (2002), ainsi qu’un recueil d’articles sur Tolkien intitulé « Tolkien en France » (1998).

]]>
http://www.territoire-digital.com/2008/11/%c2%ab-l%e2%80%99encyclopedie-des-elfes-%c2%bb-bientot-sur-second-life/feed/ 0
Le "Baiser de la matrice" : soirée en RL, tournage en IW! http://www.territoire-digital.com/2008/10/le-baiser-de-la-matrice-soiree-en-rl-tournage-en-iw/ http://www.territoire-digital.com/2008/10/le-baiser-de-la-matrice-soiree-en-rl-tournage-en-iw/#comments Mon, 06 Oct 2008 14:26:04 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=348 Le mercredi 8 octobre prochain, de 19h00 à 21h00, à la fois au théâtre Paris-Villette dans la vraie vie, ainsi que sur le mandala virtuel de lecture collective,  flottant au dessus de la bibliothèque francophone (Ebeoplex, 41/215/779) dans Second Life, aura lieu une soirée autour du « baiser de la matrice ».

Le concept, de la réalisatrice Véronique Aubouy, consiste rassembler des enregistrements vidéos de lectures d’extraits de l’œuvre de Marcel Proust, « à la recherche du temps perdu ». D’habitude, cet exercice de style est plutôt réservé à de vraies personnes qui se filment (le plus souvent) elles mêmes, au moyen de leur webcam, dans la vraie vie. Cette fois-ci, avec le concours de la bibliothèque francophone, ce seront une trentaine d’avatars qui seront filmés en train de lire leur page en mode « voice », et retransmis en direct de Second-Life au théâtre Paris-Villette, dans la vraie vie, donc !

Hugobiwan Zolnir, Coulaut Menges et Betty Renoir y seront présents en chair et en os. Ils présenteront tout d’abord les travaux de la bibliothèque francophone au public. Ce sera aussi l’occasion de donner la parole à ce dernier, pour tout type d’expression artistique.
La seconde heure sera entièrement consacrée à l’enregistrement vidéo, qui sera projeté en simultané sur écran géant. Les organisateurs vous invitent à venir nombreux, et à Paris, et sur SL, d’autant que la soirée est libre !

]]>
http://www.territoire-digital.com/2008/10/le-baiser-de-la-matrice-soiree-en-rl-tournage-en-iw/feed/ 0
La bibliothèque itinérante des E-troubadours http://www.territoire-digital.com/2008/09/la-bibliotheque-itinerante-des-e-troubadours/ http://www.territoire-digital.com/2008/09/la-bibliotheque-itinerante-des-e-troubadours/#comments Thu, 11 Sep 2008 14:50:22 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=147 L’épopée des E-troubadours, c’est l’histoire de Karen Guillorel, écrivaine multicasquettes, et de Vincent Radix, consultant en management, et danseur de feu professionnel, lui aussi particulièrement polyvalent. Tous deux ont organisé cet été -de juin à octobre 2008- une traversée de l’Europe de Barcelone (Espagne) à Amsterdam (Pays-Bas). Le but : échanger des livres dans le cadre de cette bibliothèque itinérante (qui propose en permanence pas moins de 200 livres, allant du roman au manga, en passant par le recueil de poésies), et dont l’originalité est de voyager à dos d’ânes…
Après des semaines de route, d’innombrables rencontres et échanges, le tandem, (ou quatuor, si l’on compte les équidés à longues oreilles qui les accompagnent) dont le quotidien est rythmé par la marche à pied et la lecture à haute voix, se trouve actuellement dans la banlieue parisienne.
Du réel au virtuel

L’équipe a choisi de mettre la technologie Internet au service de sa communication. Par exemple, elle publie des vidéos tous les six jours, et annonce son positionnement par GPS sur son site http://www.etroubadours.com.
Quel est le rapport avec Second Life, me direz-vous ?
Tout simplement que les E-troubadours utilisent en particulier le monde virtuel créé par Linden Lab pour relayer les étapes de leur expédition. Ainsi, Karen Guillorel devient Nout Eales dans SL, tandis que l’avatar de Vincent Radix se nomme Lupo Honi. Tous les 20 jours environs, un happening y est organisé, avec rencontres virtuelles, expositions, vidéos, lectures à haute voix, etc. La Bibliothèque Francophone (sur Ebeoplex 43, 219, 21), mais aussi le parc Tournicoton (sur Kuaï Hele 176, 175, 21), ou encore Alchimie (sur Himendhoo Island 129, 125, 23), ont déjà accueilli quelques-unes de leurs apparitions.
Ainsi, les E-troubadours ont réinventé la symbiose parfaite entre vie réelle et vie virtuelle !

Les chemins de « Traverses »

Parler des E-troubadours sans évoquer le projet « Traverses* », ce serait comme de créer un avatar sans nom… Toujours dans le même esprit de transmission d’une oeuvre, « Traverses » est un livre nomade, sans propriétaire fixe, et « libre ». Car à l’instar des logiciels éponymes, il a une vocation non-marchande, prenant le contre-pied total des lois habituelles du monde de l’édition… On peut donc le télécharger –gratuitement- sur le site web http://traverses-lelivre.com, ou bien lire sa version imprimée.
Sous cette forme, il se découvre dans un lieu public, se lit, puis se redépose dans un autre lieu, en attente d’un nouveau lecteur qui lui fera vivre de nouvelles aventures.
15 auteurs ont participé à ce livre voyageur, et dont le thème est justement le voyage (dans l’espace, le temps, la mort, à l’intérieur de soi, etc.) ! Les E-troubadours en ont édité 2000 exemplaires, et 600 d’entre eux seront distribués lors du périple européen de la bibliothèque itinérante. Sur Second Life aussi, « Traverses » a son espace dédié, que l’on peut retrouver sur l’île Aogashima (28, 53, 22).

EHB.

*Deux autres tomes de « Traverses » sont en cours de création. Le prochain, qui aura le thème de « l’autre » sera uniquement constitué d’images (photos, créations graphiques…)

]]>
http://www.territoire-digital.com/2008/09/la-bibliotheque-itinerante-des-e-troubadours/feed/ 2
Interview de Hugobiwan Zolnir, fondateur de la bibliothèque francophone http://www.territoire-digital.com/2008/09/100/ http://www.territoire-digital.com/2008/09/100/#comments Wed, 10 Sep 2008 07:06:29 +0000 Etienne Boyer http://www.territoire-digital.com/?p=100 Dans la vraie vie, il se nomme Hugues Aubin, il est chargé de mission TIC à la ville de Rennes. Mais sur Second Life, son alter ego s’appelle Hugobiwan Zolnir, et il est le fondateur de la bibliothèque francophone (née en février 2007), hébergée par Emmen Tal sur l’île « Ebeoplex », elle-même sise dans l’archipel « Territoire Digital ». Il nous explique, au travers de cette interview, comment, et pourquoi est né ce grand projet :

Montparnasse Belgar : Qu’est-ce qui vous a attiré sur Second-Life ?
Hugobiwan Zolnir :  Je travaille en lien avec Internet depuis 1994. Et de manière autodidacte je m’intéresse depuis ce moment là aux services émergents. Lorsque la vague médiatique a parlé de Second Life, je me suis créé un compte pour y aller voir. L’attraction de ce monde a été pour moi le principe que tout y est créé par les internautes. Et l’idée que l’on puisse parcourir ce monde en immersion me fascinait (et me fascine toujours). J’étais particulièrement avide de voir ce que SL permettrait en terme de communication avec l’extérieur. En outre, il me paraissait évident que comme sur le web 2D, je trouverai des passionnés de livres ; et j’ai donc, au troisième jour, demandé où se trouvait la bibliothèque…

MB : Et il n’y en avait pas ?
HZ : C’est ce que m’a appris celui qui aujourd’hui, est devenu notre mécène : Emmen Tal ; que j’ai rencontré par hasard dans une galerie dans laquelle j’avais placé un blogmic (micro envoyant des textes à la volée sur les blogs). Il m’a alloué un premier terrain sur lequel nous nous sommes implantés. Mais au départ l’idée était pharaonesque, puisque je voulais faire une bibliothèque avec toutes les références ISBN, des étages, la nomenclature idoine, etc.

MB : Ce n’est pas le but premier de la bibliothèque francophone…
HZ : je suis allé visiter la zone internationale de la library 2.0 (le top !), et j’ai blogué mes illusions. Mais vite, j’ai appris sur notre petit pré vide que le potentiel était beaucoup plus dans la relation entre personnes passionnées par le livre, que dans le catalogue !
On a donc construit un premier bâtiment, puis on a lancé les « poèmes masqués », codé wikipedia, installé des téléports vers des lieux culturels, et contacté au culot des artistes de niveau mondial afin d’exposer leurs prototypes de lecture. Le premier de ce niveau fut « esselle text expresso » de Frans Charming, second prix mondial du concours « livre » dans SL en 2006.

MB : Comment la bibliothèque s’est elle développée ?
HZ : Une première réunion se fit sur un livre volant au dessus d’un pré, et nous étions 12. A l’époque nous faisions beaucoup d’orientation vers l’accueil francophone Gaia.
Mais nous avions déjà rencontré des amis étrangers. Ce qui fait que nous avons organisé une rencontre entre français et italiens et allemands : tous des bibliothèques non officielles a but non lucratif. Puis la première conférence a eu lieu, avec l’auteur du livre « Gutenberg 2.0″, Lorenzo Soccavo. Le succès de cette conférence nous a amené à être contacté par des artistes réels entrant dans second life, et aujourd’hui de renom, comme Mariaka Nishi, ou Yannminh McDowwll La coopération francophone nous a également épaulé en relayant nos panneaux et affiches. Cela nous a encouragés à développer le groupe, et à structurer la forme en thématisant les espaces.

MB : Comment avez-vous financé ce projet ?
HZ : Nous comptions chaque Linden dollar. Seule une tirelire amenait l’argent pour payer les uploads. Chaque linden servait a uploader une texture pour les poèmes, livres et affiches. Je ne me souviens pas avoir acheté quoi que ce soit avant septembre 2007 !

MB : Vous évoquiez les Poèmes masqués, de quoi s’agit-il ?
HZ : l’opération poèmes masqués a consisté à être des sortes de « prêtres ». Les avatars n’ont pas l’anonymat, puisqu’ils ont une réputation. Donc, ils ont autant de retenue que dans la vraie vie pour s’exprimer. L’idée de « poèmes masqués » c’est que tout avatar peut nous déposer un poème sous anonymat (ou pseudo bidon). Nous le mettons en page et l’exposons en garantissant l’anonymat. Nous en avons eu suffisamment pour relier un livre 3D (nous avons codé notre propre modèle). Ensuite nous avons lancé une souscription en dollars virtuels pour un premier recueil de nouvelles (de Robert Tach), relié dans le script de livre 3D de Coulaut Menges.

MB : Entre la première Bibliothèque Francophone et l’actuelle, il y a un monde… Que s’est-il passé ?
HZ : nous avons sur cette première biblio installé des prototypes, organisé des soirées. Mais très vite nous avons exposé des artistes, et aussi mis des modules pour des collectifs. Ce qui a fait que nous avons toujours (et c’est encore le cas) été en rupture de capacité technique en terme de prims (volumes constructibles). L’arrivée de Coulaut Menges comme bénévole a changé la donne, car Coulaut a du temps. Et le temps est ce qui est le plus précieux avec la capacité relationnelle et d’apprentissage, qu’il possède aussi. Son arrivée a permis d’avoir une quasi-permanence en journée entre juin et décembre 2007. Puis le concours organisé par le crédit agricole nous a doté d’un « trésor de guerre » qui nous a été très utile.
A ce moment là, nous étions en lien avec de gros collectifs de builders comme Cre@ction, ainsi que pas mal de professionnels. Donc il était clair qu’il nous fallait de la place, beaucoup plus de place ! En conséquence, nous avons sollicité notre mécène, la library alliance (fédération de plus de documentalistes et bibliothécaires réels dans SL), et d’autres amis…

MB : Mais aujourd’hui, vous vous retrouvez encore à l’étroit ?
HZ : Oui : par exemple, pour la performance live que nous faisons avec le théâtre Paris Villette le 8 octobre, il nous faut escamoter notre amphithéâtre volant. Pour le « Reality festival » à Paris, nous devons enlever une partie de l’espace presse, etc.
A ce jour nous avons organisé de nombreuses conférences dont certaines rl/sl, avec des professeurs, écrivains, réalisateurs, architectes IRL, designers, etc. Et nous avons encore beaucoup de dates en attente.
Mais autour de nous la vivacité de la communauté dans le domaine culturelle est intense : les avatars créent des associations « réelles », les festivals commencent à s’intéresser au phénomène et à y mettre de l’argent. La barre est donc haute. Notre chance, c’est d’être partis tôt, et donc de connaître infiniment plus de personnes compétentes que notre équipe !

MB : concrètement, que faudrait-il pour que la Bibliothèque Francophone soit idéale?
HZ : La BF idéale a un symbole graphique dans tous les environnements sociaux multi utilisateurs, en cliquant ce symbole une information multilingue guide les étrangers vers des ressources linguistiques (podcasts). Elle organise des événements partagés en « real life » avec de nombreux partenaires cinémas, théâtres et amphis d’enseignement. Elle peut se permettre des folies créatrices de ceux qui peuvent s’y exprimer sans droit d’entrée. Elle combine performance artistique et accès à des ressources textuelles et multimédia francophones. Elle repose sur un principe de promotion de la création francophone sans logique pécunière, et dispose d’une équipe à plein temps capable de rayonner via Internet, sur place dans les événements. Elle rassemble ses membres une fois par an dans un pique nique géant…
Nous avons interfacé dans un prototype 20 000 titres libres de droits en texte intégral, issus du projet mondial gutenberg.org, également réalisé un prototype d’envoi de téléchargement sur mobile depuis Second Life.
Nous avons de nombreux projets que l’on nous propose, souvent des acteurs importants et « réels », mais nos moyens sont nos nuits blanches !

MB : Justement, j’allais venir à ça : ça doit prendre un temps infini de programmer tout ça, non, de gérer, d’installer les expos, de faire les liens avec le projet Gutenberg… Ça  prend quelle part de votre vraie vie ?
HZ : Environ 15 heures par semaine, maintenant ! Depuis quelques mois nous avons quadruplé l’équipe. Elle compte désormais Ange Zanetti, le scripteur, Mallory Destiny, qui sait tout faire, et Coulaut, qui est un ancien et participe à des ateliers d’écriture. Il sait scripter, builder… De plus, nous avons des membres du groupe qui se déplacement physiquement pour rencontrer les conférenciers qui ne sont jamais allé dans SL. Nous avons mis en place un système simple : avatar conférencier, flyer, préparation du diaporama, diffusion du communiqué, rendez-vous IRL avec la personne, photos, compte rendu, blog, etc.
La conférence de Véronique Aubouy a par exemple été intégralement enregistrée en son pour rediffusion sur notre blog également. Nous pouvons mobiliser des bénévoles jusqu’à deux semaines sur site !

MB : Pour finir, et à l’adresse de tous les réfractaires aux univers virtuels, la BF existe aussi au format blog…
HZ : Oui, et il est d’ailleurs né une semaine avant la bibliothèque. Son adresse Internet est http://sldirect.Blogspot.com. Tout y est, y compris l’expression de l’idée avant la construction du premier prim. Mais j’espère qu’une bonne fée comprendra l’importance de disposer d’un point de contact francophone en mondes virtuels, et nous octroiera des moyens pour développer ses nombreux axes. Nous devons parfois prendre un jour de congé pour faire une performance sur Paris ou Lyon, en lien avec une bibliothèque ou un théâtre réel, mais quelle aventure !, Quelles rencontres ! Les artistes que nous connaissons sont exceptionnels, et nous espérons pouvoir leur offrir des fenêtres vers le public réel…

]]>
http://www.territoire-digital.com/2008/09/100/feed/ 1
Proust sur Second Life, à la Bibliothèque Francophone http://www.territoire-digital.com/2008/08/proust-sur-second-life-a-la-bibliotheque-francophone/ http://www.territoire-digital.com/2008/08/proust-sur-second-life-a-la-bibliotheque-francophone/#comments Fri, 29 Aug 2008 09:58:31 +0000 David Castéra http://www.territoire-digital.com/?p=43 n1321855030 96535 3748Avec « Le Baiser de la Matrice » Véronique Aubouy propose à plus de 3000 personnes du monde entier de lire devant leur web-caméra une page de « A la Recherche du temps perdu » de Marcel Proust. Au terme de cette expérience, tous les mots de la Recherche auront été lus en français, par des personnes de tous horizons, en un film de 170 heures environ. Le web-tournage se déroule en direct sur Internet depuis le 27 Septembre 2008. Il est ouvert à tous. Vous pouvez vous inscrire sur le blog dédié et inviter des amis.

Mais vous pouvez également y participer depuis Second Life grâce au dynamisme de la Bibliothèque Francophone de Second Life et de toute son équipe.

La bibliothèque francophone de Second Life et du Metavers est fière de vous inviter à rencontrer ces deux personnalités et créatrices d’exception le jeudi 4 septembre à 21h15. Par ailleurs, la biblio recrute 30 avatars volontaires en vue de réaliser une lecture live et collective de Proust dans le cadre du Baiser… Pour vous inscrire, il suffit de commenter ce billet. Rendez-vous le 4 septembre pour une rentrée exceptionnelle :)

Je vous invite donc à consulter le blog de la bibli pour en savoir plus sur cet événement ainsi que sur toutes les activités de ce groupe très actif.

Pour vous téléporter directement à la bibli : http://slurl.com/secondlife/Ebeoplex/43/200/124/

Nous espérons pouvoir vous proposer prochainement des portraits des animateurs de cette véritable instution du métaverse francophone : Hugobiwan Zolnir, Coulaut Menges, Mallory Destiny, pardon à ceux que j’oublie…

]]>
http://www.territoire-digital.com/2008/08/proust-sur-second-life-a-la-bibliotheque-francophone/feed/ 0