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“La planète des petits princes”, c'est aussi la nôtre…

Par Etienne Boyer le 17 avril 2009 - Donnez votre avis

La planète des petits princes, avec Mariaka NishiTournicoton (Kuai Hele) vient d’inaugurer une toute nouvelle exposition transdisciplinaire, déambulatoire et permanente intitulée La Planète des Petits Princes. Si l’on doit l’idée originale à la prolifique Mariaka Nishi (aka Anne Astier), l’artiste s’est une nouvelle fois entourée d’un pléthore de partenaires pour la réalisation de cette oeuvre multi-facettes. Parmi lesquels on retrouve Naastik Rau, Frao Ra, Sacremeustache Beerbaum, Coulaut Menges, Joan Horsforth, Typote Beck, Léonie Becuwe, Philippe Kodekko, Hoshiko Naidoo, Anathaniel Gausman, et Jean-Marie Legros, qui apparaissent à divers niveaux de participation : photographie, dessins, musique, son (une introduction textuelle de l’écrivain Satprem, diffusée en boucle, permet de se mettre dans l’ambiance), build, conseils et inspiration.

Un hymne -plein d’espoir- à l’humanité.

Un peu psychédélique par endroits, comme ici, dans cette immense bulle arc-en-ciel“Le concept est toujours sur le principe d’un cheminement dans une exposition (à ressentir dans sa forme énergétique) qui délivre au passage de petites graines, de petites touches, pour assembler un puzzle qui devient cohérent dans son ensemble”, explique l’initiatrice. “Et le thème de l’exposition est l’humanité et notre planète d’accueil. Je voulais restituer, accompagner un peu et sans démonstration toute faite cette évolution de nous même, et de la société que nous construisons. En fait, tout converge pour amener doucement le promeneur vers un endroit de lui même, et vers son avenir!”
Pour Mariaka et ses compagnons, “La planète des petits princes” -truffée de symboles et d’analogies discrètes au chef d’oeuvre d’Antoine de Saint Exupéry (qui invitait le lecteur à retrouver l’enfant qui vit en soi)- c’est une manière poétique de restaurer la force et la beauté sur la terre, de reprendre une conscience d’amour…

La balle est dans votre camp…

Une exposition pour reprendre conscience de notre humanité, de la chance que nous avons d'être des hommes vivant sur une planète qui nous donne le meilleur d'elle même.Mariaka avait commencé à réfléchir à cette oeuvre commune avec une première équipe un an auparavant. Et puis pour x raisons, le projet n’a pu  aboutir, et fut ajourné. “Je pensais même la dissoudre, et c’est au moment où je me suis décidée à la vider de mon inventaire que je l’ai revue, et qu’elle m’est apparue!”
Alors, entourée d’une nouvelle équipe, le projet artistique -qui oscille entre naturalisme, suréalisme symbolique et psychédélisme- a pu arriver à maturité, pour enfin éclore. On y retrouve tout ce qui fait la force de l’humanité, sa richesse, sa diversité, sa créativité, et les merveilles terrestres qui font que tout ceci pourrait s’accomplir en parfaite harmonie symbiotique, si seulement on en prenait conscience…
L’exposition semble vouloir nous mettre face à nous même, et nous demander : “alors, quelle route allez vous prendre, maintenant que vous savez?” Bonne question, en vérité… Et vous, quel sera votre choix?

EHB

YannMinh Mcdowwll, prince de la cyberculture in SL

Par Etienne Boyer le 05 janvier 2009 - 3 Commentaires

Petite visite du NooPark, avec son propriétaire YannMinh Mcdwwll.Yann Minh (YannMinh Mcdowwll in SL) est un artiste cyberpunk polyvalent qui œuvre aussi bien dans lla vidéo, l’image de synthèse, l’infographie, ou même l’écriture (il se définit lui-même comme artiste multimédia et Noonaute). Il était normal qu’il ait lui aussi son extension digitale sur Second Life. Son île, le Noopark (Aogashima 203/111/25) est un véritable musée constitué de nombreuses galeries consacrées à la cyberculture, à la science fiction, à l’érotisme et au fantastique sous toutes ses formes… Un des lieux les plu hétéroclites -en matière d’arts graphiques- à visiter dans l’univers virtuel créé par Linden Lab. Velasquez en 3D, une illustration de la préhistoire de l'art cyberpunk, selon YannMinh Mcdowwll. « Le Noopark est le transfert noosphérique sur SL, de mon musée virtuel en 3D temps réel, appelé le Noomuseum. Celui-ci a d’abord été construit dans un autre cyberespace : le FPS  Unreal Tournament, datant de l’année 2004. Il est dédié à la préhistoire de la cyberculture, et aux crypto-métaphores sexuelles en art et au cinéma… », explique celui qui n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il est l’un des précurseurs de la cyberculture en France. Il a par exemple exposé une installation vidéo multimédia immersive en 1983 au musée d’art moderne du centre Beaubourg à Paris qui anticipait Matrix et  second life :  « le scénario de Media 000 réalisé en 1982 est l’histoire d’une jeune femme qui vie dans un monde onirique réaliste généré par un ordinateur, et qui refuse de sortir de cet univers au risque d’y perdre la vie. »
Yann Minh se compose des looks très appropriés...Entre autres créations sur SL, sa reconstitution en 3D du tableau de Velasquez « les menines » est absolument bluffante. « Ce tableau est emblématique du diorama de ma conférence sur le thème de  la préhistoire de la cyberculture. Le fameux ‘truc du miroir’ donne à cette peinture une dimension immersive. Un peu comme dans les jeux video, ou les MMORPG du type de Second Life. Le miroir reflète la toile posée devant Velasquez : c’est à dire un portrait du roi et de la reine d’Espagne. Ce qui veut dire que NOUS sommes le roi et la reine d’Espagne ! Et c’est pour cette raison qu’on peut considérer que ce tableau est un jeu d’immersion virtuelle avant l’heure », analyse t-il, intarissable sur le sujet.

Là où le cyberpunk fait son show

Une des magnifiques infographies d'Eric Wenger, exposée dans le NooParkMais toutes les œuvres exposées dans le Noopark ne sont pas de lui. Yann Minh a toutefois choisi d’exposer des artistes dont le travail colle avec son concept. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y en a une sacrée kyrielle ! On y trouve Eric Wenger, par exemple, créateur d’images de synthèses, et concepteur du moteur de BRYCE, un célèbre logiciel de création de paysages virtuels. Eric qui a créé aussi le logiciel Metasynth, utilisé entre autre par les sound designers de Matrix, utilise Second Life comme d’un instrument de musique pour faire des concerts en RL exploitant les spectaculaires capacités de spacialisation du son de SL.
L'attaque des Morts Vivants, revu et corrigé version interactive dans le NooParkUn autre endroit de l’île est consacré au projet « Traverses, le livre voyageur », que nous avons évoqué dans nos colonnes en fin d’année dernière, et qui représente une autre facette de la cyberculture, en quelque sorte…
Les dessinateurs Jean Yves Kervevan, Rachid Guendouze, et Luh, ou encore les illustrateurs Eikasia, Alain Brion, Bastien L, Martine Fassier, et Jean-Marie vives (auteur des mate-paintings des films Alien IV et la cité des enfants perdus) y ont aussi pignon sur rue… Manchu, célèbre auteur de couvertures de livres de Science Fiction est aussi du voyage, avec sa galerie attitrée, tout comme de nombreux autres auteurs.
L'univers glauquissime de Bastien L., avec ces très belles infographies cybertrash.« Au nord ouest du Noopark se trouve le NooBar. Un endroit pour chater, se poser, rencontrer d’autres avatars. Cette partie de l’ile est tenue par la photographe RL & SL Willow Ahn ». C’est un endroit où elle organise ses expositions d’art temporaires, comme elle le faisait auparavant, sur son île Alchimie, qu’elle a dû fermer suite à l’augmentation des tarifs de Linden Lab.
Le petit plus du Noopark ? Un espace jeux de rôles dans lequel les avatars sont confrontés à l’attaque d’une horde de zombies particulièrement agressifs. Bref, il faudrait des jours et des jours pour parcourir toute l’île, et en percer tous ses secrets, dont certains sont réservés à un public plutôt averti… Mais il vaut mieux être équipé d’une bonne carte graphique !

EHB.

« L’encyclopédie des Elfes », bientôt sur Second Life

Par Etienne Boyer le 24 novembre 2008 - Donnez votre avis

Le linguiste et traducteur d’origine lithuano-polonaise Edouard Kloczko est aussi  « tolkienologue », auteur de quatre ouvrages* en rapport avec l’auteur du célébrissime « Seigneur des anneaux ». Son petit dernier vient de sortir en librairie, et s’appelle « L’Encyclopédie des Elfes » (ed. Le Pré aux Clercs).
Être « Tolkienologue », qu’est-ce que ça signifie ? « Que je suis spécialiste de l’auteur JRR Tolkien. Je l’étudie, comme d’autres sont spécialistes de Balzac ou Victor Hugo ». « L’encyclopédie des Elfes » est un livre ethnographique illustré (par Sandrine Gestin, Thierry Cardinet, et Ted Nasmith), un peu comme ceux de la collection « la vie privée des hommes » chez Hachette, qui ont fait le bonheur de nos 12 ans, mais axé sur le monde imaginaire des Elfes de Tolkien. L’auteur, qui connaît bien ce petit monde depuis 1979, y aborde donc les aspects religieux, linguistiques et coutumes de ce peuple Elfique, sans aucun rapport avec les « fées » ou autres « elfes » du folklore.

Des Elfes pas si folkloriques

« Dans ce monde complexe qu’il a créé, Tolkien a fabriqué une race de toute pièce, et lui a donné un nom ancien : Elf (en anglais), Elfe en français. Et à cause de ce nom « Elfes », on pense souvent que les Elfes de Tolkien sont « gentils » ou « magiciens » ». Selon leur créateur, ces elfes sont en fait notre race sœur. Ils sont toujours là, mais sont devenus invisibles. C’est juste que leurs âmes ont fini par consumer leurs corps. Pourtant, certains peuvent les entrevoir parfois, de façon fugace… Enfin, c’est ce que l’imaginaire de Tolkien explique… « L’auteur de Bilbo le Hobbit a aussi imaginé une théologie, et le rapport entre l’âme et le corps. En fait, il a essayé de « reproduire » la complexité du monde réel ». Car il faut savoir que son roman (« Le Seigneur des Anneaux », connu du grand public) n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que Tolkien a écrit de nombreuses choses beaucoup plus techniques, comme des dictionnaires, ou des grammaires de ces langues imaginaires… Mais pour bien apprécier « l’Encyclopédie des Elfes » à se juste valeur, Edouard conseille tout de même à ses lecteurs d’avoir au moins lu le best seller en question !

Présentation sur SL

Edouard Kloczko connaît bien Second Life, qu’il fréquente depuis plus d’un an. Lorsqu’il y a créé son compte, il a eu la chance de pouvoir tomber sur un nom assez similaire au sien : son avatar s’appelle donc Edward Klossovsky ! Et d’assumer : « Je ne fais pas de séparation entre ma vie réelle et ma vie virtuelle », car effectivement, il est important de savoir garder les pieds sur terre…
Naturellement, outre le circuit habituel de promotion du livre, Edouard sera aussi l’invité de la Bibliothèque francophone dans Second Life, avec laquelle il a l’intention d’organiser une rencontre avec le public, au cours de laquelle il présentera son « Encyclopédie des Elfes ». « La date reste à définir, mais j’y distribuerai un petit document pdf avec des extraits du livre ». Edouard sera aussi très probablement présent sur l’île Takahara, qui abrite le musée de son ami YannMinh McDowwll. « Pour le moment, il n’y a rien en rapport avec mon livre sur sa Sim, mais cela se fera d’ici quelques semaines ». Ça risque fort de grouiller d’avatars elfiques, le jour J !

L’adaptation de Jackson peu appréciée

La question subsidiaire qui brûle les lèvres : qu’est-ce qu’un spécialiste de John Ronald Reuel Tolkien a bien pu penser de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson ? La réponse ne se fait pas attendre, et est plutôt sans appel : « Je n’ai pas du tout aimé. C’est à mon avis une bien piètre adaptation, sans souffle. Un peu comme un gros gâteau bien lourd, et bien long. C’est aussi très inégal : il y a de bons moments, que côtoient des passages très médiocres. Mais le pire, c’est la musique !
Dans le genre monde fantastique, imaginaire mais très réaliste aussi, je préfère largement l’univers développé par Hayao Miyazaki. Le voyage Chihiro, par exemple,  est un pur chef d’œuvre ! Les trois films de Peter Jackson n’ont aucune grâce, ce sont des adaptations pesantes à l’humour gras. Le premier épisode ça passe encore, mais le second est vraiment ennuyeux. Et le 3ième fait trop de changements (dans le fond et la forme) par rapport à l’œuvre originale ! Mais bon, ce n’est pas à proprement parler un échec, dans le sens ou le public l’a plébiscité. Je parlerai plutôt d’échec esthétique et artistique. »

EHB.

* dont un dictionnaire des langues elfiques (paru en 1995), un dictionnaire des langues des Hobbits, et des Nains, des Orques (2002), ainsi qu’un recueil d’articles sur Tolkien intitulé « Tolkien en France » (1998).

Le "Baiser de la matrice" : soirée en RL, tournage en IW!

Par Etienne Boyer le 06 octobre 2008 - Donnez votre avis

Le mercredi 8 octobre prochain, de 19h00 à 21h00, à la fois au théâtre Paris-Villette dans la vraie vie, ainsi que sur le mandala virtuel de lecture collective,  flottant au dessus de la bibliothèque francophone (Ebeoplex, 41/215/779) dans Second Life, aura lieu une soirée autour du « baiser de la matrice ».

Le concept, de la réalisatrice Véronique Aubouy, consiste rassembler des enregistrements vidéos de lectures d’extraits de l’œuvre de Marcel Proust, « à la recherche du temps perdu ». D’habitude, cet exercice de style est plutôt réservé à de vraies personnes qui se filment (le plus souvent) elles mêmes, au moyen de leur webcam, dans la vraie vie. Cette fois-ci, avec le concours de la bibliothèque francophone, ce seront une trentaine d’avatars qui seront filmés en train de lire leur page en mode « voice », et retransmis en direct de Second-Life au théâtre Paris-Villette, dans la vraie vie, donc !

Hugobiwan Zolnir, Coulaut Menges et Betty Renoir y seront présents en chair et en os. Ils présenteront tout d’abord les travaux de la bibliothèque francophone au public. Ce sera aussi l’occasion de donner la parole à ce dernier, pour tout type d’expression artistique.
La seconde heure sera entièrement consacrée à l’enregistrement vidéo, qui sera projeté en simultané sur écran géant. Les organisateurs vous invitent à venir nombreux, et à Paris, et sur SL, d’autant que la soirée est libre !

La bibliothèque itinérante des E-troubadours

Par Etienne Boyer le 11 septembre 2008 - 2 Commentaires

L’épopée des E-troubadours, c’est l’histoire de Karen Guillorel, écrivaine multicasquettes, et de Vincent Radix, consultant en management, et danseur de feu professionnel, lui aussi particulièrement polyvalent. Tous deux ont organisé cet été -de juin à octobre 2008- une traversée de l’Europe de Barcelone (Espagne) à Amsterdam (Pays-Bas). Le but : échanger des livres dans le cadre de cette bibliothèque itinérante (qui propose en permanence pas moins de 200 livres, allant du roman au manga, en passant par le recueil de poésies), et dont l’originalité est de voyager à dos d’ânes…
Après des semaines de route, d’innombrables rencontres et échanges, le tandem, (ou quatuor, si l’on compte les équidés à longues oreilles qui les accompagnent) dont le quotidien est rythmé par la marche à pied et la lecture à haute voix, se trouve actuellement dans la banlieue parisienne.
Du réel au virtuel

L’équipe a choisi de mettre la technologie Internet au service de sa communication. Par exemple, elle publie des vidéos tous les six jours, et annonce son positionnement par GPS sur son site http://www.etroubadours.com.
Quel est le rapport avec Second Life, me direz-vous ?
Tout simplement que les E-troubadours utilisent en particulier le monde virtuel créé par Linden Lab pour relayer les étapes de leur expédition. Ainsi, Karen Guillorel devient Nout Eales dans SL, tandis que l’avatar de Vincent Radix se nomme Lupo Honi. Tous les 20 jours environs, un happening y est organisé, avec rencontres virtuelles, expositions, vidéos, lectures à haute voix, etc. La Bibliothèque Francophone (sur Ebeoplex 43, 219, 21), mais aussi le parc Tournicoton (sur Kuaï Hele 176, 175, 21), ou encore Alchimie (sur Himendhoo Island 129, 125, 23), ont déjà accueilli quelques-unes de leurs apparitions.
Ainsi, les E-troubadours ont réinventé la symbiose parfaite entre vie réelle et vie virtuelle !

Les chemins de « Traverses »


Traverses livre voyageur
envoyé par les_filmentropes

Parler des E-troubadours sans évoquer le projet « Traverses* », ce serait comme de créer un avatar sans nom… Toujours dans le même esprit de transmission d’une oeuvre, « Traverses » est un livre nomade, sans propriétaire fixe, et « libre ». Car à l’instar des logiciels éponymes, il a une vocation non-marchande, prenant le contre-pied total des lois habituelles du monde de l’édition… On peut donc le télécharger –gratuitement- sur le site web http://traverses-lelivre.com, ou bien lire sa version imprimée.
Sous cette forme, il se découvre dans un lieu public, se lit, puis se redépose dans un autre lieu, en attente d’un nouveau lecteur qui lui fera vivre de nouvelles aventures.
15 auteurs ont participé à ce livre voyageur, et dont le thème est justement le voyage (dans l’espace, le temps, la mort, à l’intérieur de soi, etc.) ! Les E-troubadours en ont édité 2000 exemplaires, et 600 d’entre eux seront distribués lors du périple européen de la bibliothèque itinérante. Sur Second Life aussi, « Traverses » a son espace dédié, que l’on peut retrouver sur l’île Aogashima (28, 53, 22).

EHB.

*Deux autres tomes de « Traverses » sont en cours de création. Le prochain, qui aura le thème de « l’autre » sera uniquement constitué d’images (photos, créations graphiques…)

Catégories: Littérature, People

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